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Racisme, police et les étranges enquêtes vaudoises

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La police est-elle gangrenée par le racisme et l'impunité ? En Suisse, en moins de 10 ans, cinq hommes noirs sont morts après une interaction avec la police. Le dernier en date, Michael, est décédé en mai 2023 lors d'une interpellation à Lausanne. S'ajoutent à cela des échanges de messages racistes entre policiers sur une boucle Whatsapp révélée au grand jour. Nous avons suivi le combat de familles de victimes, comme celle d'Hervé Mandundu, abattu en 2016, pour obtenir justice. L’enquête met en lumière les failles d'impartialité dans les enquêtes menées par la police sur ses propres agents. Pour les militants anti-racisme, c’est l’ensemble du système qui dysfonctionne et protège les policiers fautifs. L'affaire Mandundu, portée devant la Cour européenne des droits de l'homme, pourrait faire jurisprudence, et faire avancer cette question du racisme systémique dans les forces de l'ordre. Partout dans le monde, pour les minorités et les populations racisées, le lien de confiance avec la police semble bel et bien brisé.

Lieux de tournage
Lausanne, canton de Vaud (interventions policières mortelles).
Village au Nigeria (enterrement de Chemisier, témoignage de sa veuve Princess).
Valence, Espagne (témoignage de Bridget, veuve de Mike Ben Peter).
Strasbourg, France (évoqué, Cour européenne des droits de l'homme).

Principaux intervenants
Simonetta, avocat de Princess.
Olivier Beauceron, commandant de la police de Lausanne.
Grégoire Juneau, syndic de Lausanne.
Christian Favre, avocat défendant des policiers mis en cause.
Ludovic Ellis, avocat pénaliste défendant la famille d'Enzo.
Elliot Paz, chercheur pour Border Forensic, agence d'investigation sur les violations des droits humains.
Marc Gerber, chef de l'Inspection générale des services de Genève.
Eric Carlton Rider, procureur général vaudois.

Axes traités
Enquête sur les cinq hommes noirs décédés après des interactions avec la police vaudoise en dix ans, un record suisse.
Scandale des groupes WhatsApp racistes impliquant une cinquantaine de policiers lausannois.
Racisme systémique des forces de police à Lausanne.
Failles dans les enquêtes menées par la police sur elle-même, questionnant l'impartialité du système judiciaire.

Chiffres clés
Environ 500 pages de messages WhatsApp comportant des contenus racistes, antisémites et sexistes.
Le détachement spécial pour enquêter sur ces dérives est constitué d'une soixantaine de policiers, parmi plus de 1000 que compte la police de ce canton.

Citations
Grégoire Juneau, syndic de Lausanne: "J'aimerais ici, au nom de la municipalité, condamner ce qu'il faut bien qualifier comme une forme de racisme systémique qu'il convient ici de traiter."
Ludovic Ellis, avocat: "Lorsque c'est la police elle-même qui est accusée, on a le sentiment que l'enquête est beaucoup plus molle."

Année
2025
Production
RTS
Réalisateur.rice
Xavier Nicol
Journaliste
Fabiano Citroni
Résolution
HD
Collection

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